mardi 22 avril 2014

L'arbre aux haricots - Barbara Kingsolver



Titre : L'arbre aux haricots
Auteur : Barbara Kingsolver
Editions : Rivages (1997)
Collection : Rivages poche
Pages : 277


Résumé :
Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d'apprendre leurs tables de multiplication. Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. C'est compter sans le désert de l'Oklahoma où, sur le parking d'un bar miteux, elle hérite d'un mystérieux balluchon : une petite Indienne. On est à Tucson dans l'Arizona ; Taylor a les yeux grands ouverts, de l'énergie à revendre et une bonne dose d'humour. Dans un garage un peu spécial, elle va rencontrer à la fois la générosité et l'iacceptable, et trouver l'espoir de garder celle qui est devenue son enfant, la petite Turtle. 


Mon avis
J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge "Je prends de la auteur 2014" organisé par Titepomme.
Le but étant de découvrir des auteurs, je ne regrette pas du tout, cette livre. Elle me donne envie de ire d'autres livres de cette auteure.
Taylor décide de prendre son indépendance et de partir toute seule en se laissant guider par sa vieille voiture. Elle ira de découvertes en découvertes, elle rencontrera des gens formidables. Elle se retrouvera contrainte à élever un enfant qu'on laisse dans sa voiture. Elle ne se sentira pas parfois à la hauteur mais fera tout son possible pour l'élever. 
L'immigration est un des thèmes de ce roman. On rencontre Estevan et Esperanza, un couple qui se cache chez Mattie, une femme qui tient un garage et emploie Taylor... Jusqu'au jour, où le couple doit s'en aller, les forces de l'ordre risquant d'arriver. 
C'est une histoire assez prenante. Je me suis laissée porter comme notre personnage principal.
Une très grande amitié naîtra entre Taylor et Lou Anne alors même que leur tempérament, leur caractère sont très différents.

Le style d'écriture est très bon. C'est un roman qui se lit vite. C'est une très belle histoire. L'humour est présent par moment. 
En lisant, je suis passée des larmes aux rires. Oui, oui, j'ai verser ma petite larme à la fin. Je trouve cette fin très émouvante avec toute cette entraide que l'on trouve, des personnes prêtent à tout faire pour aider alors même que leurs vies sont menacées... Je ne sais pas si ce serait vraiment possible en réalité mais le fond reste là, c'est une très bonne leçon.


samedi 5 avril 2014

Une place à prendre - J. K. Rowling



Titre : Une place à prendre
Auteur : J. K. Rowling
Editeur : Grasset (2012)
Collection : Littérature étrangère
Pages : 680


Résumé
Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancoeurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.


Mon avis
J'ai lu ce roman dans le cadre du Book club de Mars de L@ (oui, je suis en retard pour poster mon article, mais j'ai participé au Book Club donc c'est le principal)
Je me suis inscrite en ne sachant pas vraiment à quoi m'attendre mais comme il était dans la bibliothèque de ma commune, je me suis dis pourquoi pas...
Vu les critiques assez négatives que je voyais, j'appréhendais ma lecture mais j'avais envie aussi de me faire ma propre idée. Finalement, ce roman m'intriguait. J'avais peur de ne pas y arriver et de le lâcher en cours de route (ce qui n'est pas trop mon genre) comme beaucoup d'autres l'ont fait. Je peux comprendre qu'on l'arrête puisqu'il y a des passages assez durs mais ceux qui l'ont arrêté parce que ce n'est pas Harry Potter, je comprends un peu moins. Non, effectivement, ce n'est pas du fantastique, il n'y a pas de magie, pas de seigneur des Ténèbres, pas de transformation... C'est tout simplement, le contraire, ce roman est le reflet de la société telle qu'on la vit tous aujourd'hui. Un conseil, oubliez que c'est Rowling qui a écrit. Il faut arrêter de coller des étiquettes aux auteurs, ils ont le droit de changer de style... c'est normal. Ils écrivent avant tout pour eux, donc ce qu'ils veulent. Quand je l'ai lu, si il n'y avait pas marqué J. K. Rowling en gros sur la couverture, je ne l'aurais pas deviné. C'est complètement différent.

Après ce mini coup de gueule, je vais enfin exposer mon avis^^

Ce roman m'a agréablement surprise. Il a été très très très très proche de devenir un coup de coeur. Je lui ai donné la note de 9,5/10. J'ai enlevé 0,5 (ce qui est très peu) à cause du nombre important de personnages qui me perdait parfois. Mais, je ne vois pas comment elle aurait pu faire autrement puisque chaque personnage avait son rôle dans l'histoire et représentait une catégorie de la société.
Après la mort soudaine de Barry Fairbrother, tout le monde cherche à prendre sa place de président au conseil paroissial. Certains veulent le remplacer en sa mémoire, continuer ce qu'il avait entrepris tandis que d'autres voulaient sa place pour éliminer le quartier défavoriser des "champs" pour le renvoyer du côté de Yarvil. De là, commence tout une machination, des manipulations, des mensonges. Une guerre est entreprise. Même les enfants s'y mettent pour saboter les élections.
Dès la mort de Barry, en voyant les réactions, j'ai remarqué le manque de coeur de certains. Je me suis demandée comment dès le lendemain, on pouvait penser à prendre sa place, ne penser plus qu'à cela... Mais c'est pourtant ce qui se passe dans la vie, un rival tombe et on ne pense qu'à obtenir sa fonction. 

J'ai trouvé très intéressant qu'elle traite les problèmes sanitaires et sociaux surtout qu'elle l'a, pour moi, très bien fait. On y voit toute la misère, la drogue et ce qu'elle entraîne.

Dès les premières pages, je suis rentrée dans l'histoire. Je l'ai lu assez vite puisque j'avais hâte de savoir la suite à chaque fois et l'histoire était très prenante. Le suspense était là pour me faire continuer au lieu d'aller dormir. J'étais avec les personnages, j'avais l'impression de les connaître depuis longtemps. Ils sont pour ma part, très réalistes. J'avais vraiment l'impression de pouvoir les voir, les toucher. J'avais envie d'en aider certains, d'en secouer d'autres mais également d'en taper certains.

Mon personnage préféré a été celui de Krystal Weedon, celle pour qui j'avais à chaque fois hâte de voir la suite, comment elle pouvait s'en sortir. J'avais juste envie de l'aider, de la prendre par la main, de prendre son petit frère Robbie et de les emmener loin. 
J'ai également bien aimé Sukhvinder, personnage auquel je me suis assez reconnue, je l'avoue. Elle avait ses faiblesses mais finalement a fait quelque chose de très fort, qui va changer la vision des autres à son sujet.
Le personnage d'Andrew Price a aussi été un des personnages que je voulais aider. Je l'aimais bien. J'ai terminé ce livre il y a environ trois semaines et j'ai l'impression que finalement c'est lui le personnage principal, alors que non, le roman est fait de telle sorte qu'à chaque partie, nous changions de point de vue, de personnage et de famille.
J'ai bien aimé le personnage de Kay même si c'est le personnage que j'avais envie de secouer au niveau de sa vie amoureuse.
Le personnage de Mary Fairbrother, la femme de Barry, est finalement le personne que l'on voit le moins.

J''ai évidemment beaucoup moins aimé le personnage de Simon Price qui fait parti de ceux dont j'avais envie de taper pour leur faire autant de mal qu'ils en font. Ce personnage me faisait peur, me dégoûtait. J'avais juste envie de l'assommer et c'est un petit mot^^. Il est juste horrible et malheureusement, dans la réalité, il y en a des comme lui et ça fait peur... 
Le personnage à qui je voulais faire ouvrir les yeux était Parminder, la mère de Sukhvinder. Elle est méchante, elle ne voit pas le mal qui ronge sa fille et ne fait que l'enfonçait. Pas très psychologue pour une femme médecin.
Au début, je n'avais rien contre le personnage de Fats, c'était un adolescent... mais très vite, il m'a énervé. A l'inverse de Krystal qui essayait de s'en sortir, d'avoir un avenir, lui, essayait plutôt de s'enfoncer et de faire du mal autour de lui. Par contre, Samantha, au début, je la trouvais louche, bizarre et en fait en faisant sa connaissance au fil du roman, je l'ai apprécié, j'ai un peu mieux compris son personnage. Quant à son mari, Miles, il suivait ses parents comme un petit toutou, ses parents étaient toujours là pour l'aider, pour faire marcher le piston... Pour moi,  il était quand même assez passif.
Pour ce qui est de ses parents, Shirley et Howard, ils veulent que leur fils prenne la place de président du conseil. Ils critiquent beaucoup. Ils ne veulent pas voir la misère en face d'eux et préféreraient se mettre des œillères et retirer tout ce qui représente la difficulté sociale de leur ville.

Bon il y en a d''autres mais j'ai dis ceux qui auxquels j'avais le plus de choses à dire.

J'ai donc adoré cette lecture, j'ai passé un agréable moment, même si ça peut paraître bizarre de dire ça puisque la misère est très présente, mais disons que je me sentais bien avec les personnages (enfin certains évidemment).
Il est très possible que je le relise un jour. C'est un pavé mais arrivée à la fin, je n'avais pas envie que ça se termine, surtout que la fin est horrible, mais en plus, je savais que les personnages allaient me manquer... J'en avais pas assez finalement.
Je ne regrette pas du tout d'avoir fait cette lecture au contraire, j'aurais loupé quelque chose de grand...

J'ai donc envie maintenant de m'acheter L'appel du coucou. :)

Et vous, l'avez-vous lu? Qu'en avez-vous pensé?

samedi 15 mars 2014

La reine des lectrices - Alan Bennett


Titre : La reine des lectrices
Auteur : Alan Bennett
Editeur : Denoël (2009)
Collection : Denoël & d'ailleurs
Pages : 176 pages



Résumé
Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C'est à cette drôle de fictions que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s'inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d'aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. C'est en maître de l'humour décalé qu'Alan Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

Mon avis
Je l'ai lu dans le cadre de la LC organisée par Magiciennedoz.

Un jour, lors d'une réunion, elle sort afin de voir quelle est la cause des aboements de ses chiens. Elle apprend que c'est le bibliobus qui s'arrête tous les mercredis devant chez elle. Elle monte à l'intérieur et y trouve son cuisinier qu'elle ne connaissait pas, Norman, en train de lire. Elle choisit un livre pour ne pas repartir les mains vides. Une semaine plus tard, elle y retourne pour rendre son livre qu'elle n'a pas aimé mais décide de repartir avec un autre pour ne pas faire de peine à Mr. Hutchings, le bibliothécaire. Elle prit Norman à son service jusqu'à ce que le premier ministre s'arrange pour l'envoyer loin. Elle se met à lire de plus en plus. Plus rien d'autre ne l'intéresse, au grand désarroi du Duc et de Sir Kévin. Chacun essaie de la ramener auprès de ses fonctions royales mais celles-ci ne lui suffisent plus. Ses rencontres avec les différentes personnes ont changé. Les questions qu'elles posent sont désormais en rapport avec la lecture, ce qui dérange beaucoup de monde.

C'est une lecture simple et amusante. j'ai pris du bon temps en compagnie de la reine. Il y a beaucoup d'humour. La plume de Bennett est fluide, très simple, il n'y a rien à redire. Le livre est court et ça se lit très rapidement. J'avais juste envie de tourner les pages, continuer ma lecture pour savoir la suite.

J'ai beaucoup aimé le personnage de la reine qui finalement, dans ce roman, se rebelle. Elle veut se faire plaisir, prendre enfin du bon temps et arrêter d'être au service des hommes. Elle est humaine.
Norman est aussi un personnage intéressant puisqu'il est adjuvant à la reine. Il lui parle comme si c'était une femme normale, comme si elle n'était pas la reine. Quand elle lui parle, elle sort complètement de ses fonctions. Il ose la reprendre, ne pas aller dans son sens s'il n'est pas d'accord et il me semble que c'est ce qu'elle a aimé chez lui, ça la changeait.
Sir Kevin, au contraire, est celui qui essaie de la faire revenir "sur terre". Il essaie de tout faire pour l'éloigner de sa nouvelle passion. Evidemment, le personnage que l'on aime moins serait lui puisqu'il ne veut pas écouter la reine et ses sentiments. Mais en même temps, il n'y aurait pas ce type de personnage, c'est comme dans tous les romans, le livre serait fade. On se dirait "mais personne ne dit rien?" Ca ne serait pas du tout réaliste. Mais il est vrai qu'il n'essayait pas du tout de la comprendre.

Bilan : Très bonne lecture. J'ai passé un agréable moment.
Je tiens à remercier Magiciennedoz pour sa proposition de LC sur L@. Sans elle, je ne pense pas que je l'aurais lu un jour et ça aurait été un énorme tort.

dimanche 23 février 2014

La quête d'Ewilan - Pierre Bottero


Titre : La quête d'Ewilan
Tome 1 : D'un monde à l'autre
Auteur : Pierre Bottero
Éditeur : Rageot (2008)


Résumé
La vie de Camille, adolescente surdouée, bascule quand elle pénètre par accident dans l’univers de Gwendalavir avec son ami Salim. Là, des créatures menaçantes, les Ts’liches, la reconnaissent sous le nom d’Ewilan et tentent de la tuer. Originaire de ce monde, elle est l’héritière d’un don prodigieux, le Dessin, qui peut s’avérer une arme décisive dans la lutte de son peuple pour reconquérir pouvoir, liberté et dignité. Épaulée par le maître d’armes de l’empereur et un vieil érudit, Camille parviendra-t-elle à maîtriser son pouvoir ?


Mon avis
J'ai beaucoup aimé. Nous découvrons le monde parallèle de Gwendalavir en même temps que l'héroïne Camille ou plutôt Ewilan quand elle fit le "pas sur le côté" et j'ai apprécié ce système. Nous suivons Camille et son ami Salim, deux collégiens, pénétrer dans l'autre monde. Camille est surdouée contrairement à son ami. Camille découvre qu'elle a des pouvoir, qu'elle peut accéder à l'Imagination pour créer des choses nouvelles. Elle apprend en effet, qu' elle est une Dessinatrice. Ils vont tous les deux rencontrer des gens qui vont les aider, les initier. Camille doit partir à la recherche de son frère pour libérer les figés.

L'écriture de Bottero est très très bonne. Le roman se lit vite, c'est fluide. Je l'ai lu plus vite que je ne l'aurais pensé. J'adore les histoires de mondes parallèles depuis que j'avais découvert la saga A la croisée des Mondes de Pullman, que j'aimerais relire d'ailleurs.
A certaines fins de chapitres, je ne pouvais pas m'arrêtais, il fallait que je continue tellement le suspense était présent. Je me posais beaucoup de questions en même temps, ce qui fait que je n'arrivais pas à le lâcher. La question qui revenait le plus souvent était (comme souvent quand on n'arrive pas à arrêter la lecture) : "Mon dieu, mais qu'est-ce qui se passe?" Je me redressais dans mon lit pour pouvoir mieux me concentrer tellement j'étais prise dans l'histoire.

Je n'ai pas de personnages détestés, auxquels je n'accroche pas. Pour le moment, tous me plaise et aucun ne me donne des boutons. Que ce soit Ewilan, son ami Salim qu'elle embarque dans cet univers dont (pour le moment, il n'a rien à voir et n'aura peut-être jamais rien à voir mais des détails me font croire le contraire), Edwin, Bjorn ou Duom Nil' Erg, je les apprécie tous. Même Bjorn, qui pourrait en énerver certains qui, complexé par sa force qui est moins importante que les autres, essaie d'inventer des duels gagnés avec des Ts'liches et s'en vantent. Il me fait sourire, il ne me paraît que plus réel.
J'allais oublier de dire qu'effectivement, j'ai un personnage détesté, c'est la mère de Camille qui est ignoble avec elle. Mais heureusement, elle n'est qu'un personnage secondaire.

Je vais maintenant essayer d'acquérir les autres tomes, et mon avis sur les personnages évoluera certainement. J'ai hâte de découvrir les secrets de chacun, les vérités, les mensonges. J'espère revoir Akiro dans le tome 2 et ne pas avoir à attendre le tome 3.


Bonnes lectures à tous !

dimanche 16 février 2014

Le collier de rubis - Annie Pietri



Titre : Le collier de rubis
Auteur : Annie Pietri
Éditeur : Bayard Jeunesse
Collection : Estampille
Pages : 227
Prix : 12 euros

Résumé
Voici la suite de «L'espionne du Roi-Soleil». Alix de Maison-Dieu apprend que son frère, Louis-Etienne, est emprisonné au Mont Saint-Michel. Avec l'accord du Roi, elle se rend sur place afin de le délivrer. Pendant ce temps, sa mère aperçoit le fameux collier de rubis au cou d'un comédien, et essaie par tous les moyens de le récupérer...


Mon avis
Ce livre m'a été choisi par Lou4O dans le cadre du challenge Effet Boule de neige Février/Mars.
Il était dans ma bibliothèque depuis pas mal d'années. J'avoue que la couverture ne me donnait pas vraiment envie de l'ouvrir et les romans historiques n'étaient pas trop de mon goût. Finalement, j'étais contente que Lou me le choisisse puisque c'est aussi ça le but du challenge : lire des livres enfouis dans nos bibliothèques et qu'on a tendance à oublier. 

Je n'ai pas du tout été déçue.

Tout d'abord, parce que j'ai fais une merveilleuse découverte de l'auteure. L'écriture est fluide, le roman se lit très vite. De plus, les personnages sont attachants. J'ai beaucoup aimé le personnage d'Alix qui est le personnage principal. Mêmes s'ils étaient un peu clichés, j'ai passé un très bon moment en leur compagnie.
A la fin, j'ai cru que l'auteur allait nous montrer un gros cliché amoureux qui commençait à me faire grimacer et l'auteure à su le varier par l'humour d'Alix.

Cependant, je me suis rendue compte un peu trop tard que c'est le tome 2, ce n'était pas marqué ni sur la 4ème de couverture ni sur la cote ni sur la 1ère de couverture. Je me suis dis que ce n'était pas grave et que j'allais assumer mon erreur. J'ai bien compris l'histoire (sinon je ne pourrais pas dire que je l'ai bien apprécié) mais il y a des petits des détails qui arrivaient et qui en fait doivent être développés dans le tome 1. J'ai quand même pu comprendre le plus gros de l'intrigue mais je vais tout de même essayer d'acquérir ce premier tome (si quelqu'un passant par là l'a, pensez à moi :) ) J'aimerais voir ce que j'ai manqué et mieux comprendre les détails du tome 2 et pour aussi que mon avis ne repose pas uniquement sur la moitié des faits. Surtout que j'ai beaucoup aimé l'écriture de l'auteure.... Et puis, c'était trop court!! ^^

J'ai noté un point faible : Je n'ai pas vraiment reconnu le côté historique. A part le nom de Louis XIV ou les titres de noblesse de l'époque ou le fait qu'ils se déplacent en carrosse, je ne me suis pas sentie au coeur du XVIIème siècle, notamment par les paroles des personnages qui n'ont peut être pas été assez poussées. Ils parlaient, à mon avis, plus dans un style qui se rapprocherait de notre époque.


Bilan
J'ai passé un très bon moment de lecture avec les personnages, leurs secrets et leur trahison. J'ai du mal à croire que ça aurait pu arriver en vrai, ça ne fait pas vraiment réel mais ce roman a réussi à me faire évader.
Je le conseille évidemment si vous avez lu le tome 1 L'espionne du Roi-Soleil.



dimanche 9 février 2014

L'analphabète qui savait compter - Jonas Jonasson


Titre : L'analphabète qui savait compter
Auteur : Jonas Jonasson
  • Broché: 475 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (17 octobre 2013)
  • Langue : Français
Prix : 20, 90€


Résumé
Née à Soweto pendant l’apartheid, Nombeko Mayeki commence à travailler à cinq ans, devient orpheline à dix et est renversée par une voiture à quinze. Tout semble la vouer à mener une existence de dur labeur et à mourir dans l’indifférence générale. Mais c'est sous-estimer le destin... et le fait qu’elle est une analphabète qui sait compter – deux facteurs qui la conduisent loin de l'Afrique du Sud et la font naviguer dans les hautes sphères de la politique internationale. Durant son périple, elle rencontre des personnages hauts en couleur, dont deux frères physiquement identiques et pourtant très différents. Nombeko réussit à se mettre à dos les services secrets les plus redoutés au monde et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre. C'est à ce moment-là que l’humanité est menacée. Dans son deuxième roman, Jonas Jonasson s’attaque avec humour aux préjugés et au fondamentalisme sous toutes ses formes. Il démolit une bonne fois pour toutes le mythe selon lequel les rois ne tordent pas le cou des poules.


Mon avis : 
Pas très positif. Cette lecture m'a beaucoup déçue. Je m'attendais à mieux.
Je n'ai pas du tout accroché à l'histoire. L'écriture de l'auteur ne m'a pas plu.
J'ai trouvé les chapitres d'une longueur incommensurable et pourtant je suis fan de Zola dont les chapitres sont très longs...
L'histoire ne m'a pas intéressée, je me suis ennuyée du début à la fin.
L'écriture ne m'a pas permise de m'attacher aux personnages. Le seul qui m'ait fais sourire est le personnage secondaire du Roi. 
Les parties qui m'ont le moins ennuyée ont été les parties 5 et 6. Ce sont, en fait, les parties où nous rencontrons vraiment le Roi de "face à face". Pour moi, ces parties ont donné un peu plus de pep's au roman.

Je m'attendais à beaucoup de la part de ce roman et en fait, je n'ai rien eu, rien ressenti. Pourtant, le thème est intéressant. Ça promettait quelque chose de magnifique mais malheureusement, je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire.

Je ne l'ai pas abandonné pour deux raisons : Tout d'abord, parce que je n'aime pas trop lâcher un livre en cours de route parce que je me dis que peut-être à la fin, je vais rater quelque chose de grandiose. Deuxièmement, parce que ce livre faisait partie du Challenge des auteurs 2014.

Je tiens à dire que cet avis est uniquement le mien, je pense à Kynicky qui a adoré ce roman au point d'être un coup de coeur. 
Je ne veux pas dire que ce roman est nul et sans aucun intérêt mais simplement qu'il ne m'a pas plus et que l'écriture ne m'a pas permise de rentrer dans l'histoire. Le style de l'épilogue aurait été le même dans tout le roman, je pense que j'aurais pu mieux apprécier.


lundi 3 février 2014

Les Bonnes - Jean Genet


Titre : Les Bonnes
Auteur : Jean Genet
  • Poche
  • Editeur : Folio (0100)
  • Pages : 167 


Résumé
Madame est bonne. Madame est riche. Madame est belle. Madame est généreuse. Serait-ce pour ces raisons que Solange et Claire, ses deux bonnes, décident de la tuer ? La tragédie, le drame et la comédie se nouent autour de ces trois personnages à la recherche de leur identité. Créée en 1947, Les Bonnes sont aujourd'hui la pièce de Genet la plus représentée dans le monde.


Mon avis
J'ai lu cette pièce de théâtre dans le cadre de mes cours de Lettres Modernes. J'ai lu la version définitive de 1968 suivie de la première version écrite en 1947.
Les premières pages m'ont d'abord laissé une impression mitigée. Je n'arrivais pas du tout à accrocher. Je l'ai trouvé bizarre. Je ne comprenais pas tout. Je ne savais pas qui était qui dès la deuxième page. Je revenais toujours en arrière pour essayer de mieux comprendre. Au fil des pages, je revenais à chaque fois sur ce que je croyais avoir compris. Ce n'était pas toujours très clair pour moi. Les deux personnages principaux, Claire et Solange, sont deux soeurs qui inversent les rôles, prennent le rôle de leur maîtresse dont la spécialité revient à Claire, l'aînée qui d'ailleurs n'arrivera pas vraiment à se détacher du rôle de maîtresse. C'est une double mise en scène puisqu'elles jouent d'autres rôles que ceux qui leur sont attribués sur scène.
La pièce était destinée d'après Jan Genet lui-même à établir un malaise chez le spectateur. Même en tant que lectrice, je peux dire qu'il a réussi. La pièce tourne autour d'un crime qui n'arrive pas à être commis. Les deux bonnes s'accusent mutuellement et se font violence.

J'étais très sceptique pendant les trente premières pages puis ça s'est enfin amélioré. Je pense que c'est dû au fait que je me suis habituée au style de l'auteur. J'ai trouvé l'histoire en elle-même plus prenante.

Quand j'ai eu fini la version définitive, j'ai directement enchaîné avec la première version que j'ai lu en une fois.

Les personnage
Claire : L'aînée de Solange qui cherche plus à dominer. Elle prend la place de la maîtresse, se maquille comme elle et et ses habits.
Solange : Quand Claire joue le rôle de la maîtresse, Solange joue le rôle de Claire. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi elle ne jouait pas son propre rôle. A là fin de la pièce, c'est elle qui va prendre le dessus sur sa soeur, elle va la dominer. Les rôles s'inversent.
Madame : La maîtresse est destinée normalement à mourir mais le fait que son mari (qu'on ne voit pas du tout) sorte de prison va changer les événements. On ne voit pas beaucoup ce personnage mais si je dois choisir un personnage préféré, ce serait celui-ci car elle est très gentille avec les deux bonnes qui le lui rendent mal.
"Madame est bonne! Madame est belle! Madame est douce!"
Elle essaie de tout faire pour qu'elles soient heureuses mais celles-ci cherchent à lui nuire.
Les deux bonnes complotent contre leur maîtresse pour des raisons qui ne m'ont pas convaincue.

Bilan :  
Impression mitigée au début de par le vocabulaire employé (vulgaire) et les mises en scènes qui se confondent. J'étais perdue.
Mais plus l'intrigue avançait, plus ça devenait, pour ma part, intéressant.